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Calendrier de l’avent à ma façon

décembre 4, 2017

Le mois de décembre est le mois des calendriers de l’avent en tous genres et comme vous trouverez ce qui vous convient chez les autres en matière de cosmétiques, je vous propose pour ce mois de décembre un calendrier à ma façon.

Je partagerai avec vous chaque jour de ce mois de décembre une citation, un poème, une fable, un artiste, un film, une chanson… que sais-je encore ?

 

Ici vous trouverez donc le récapitulatif pour tous ceux qui auront raté ça sur Instagram

17 décembre

Une chanson : “Enjoy the ride” de Morcheeba

Parce que… stop chasing shadows, just enjoy the ride 🙂

16 décembre

Un film : “Forrest Gump

Tout le monde connait ce film. C’est devenu, depuis sa sortie en 1994, un classique et un chef-d’oeuvre. Tom Hanks y fait montre de tout son talent, il a d’ailleurs eu un oscar pour ce rôle.
J’ai beau connaitre ce film par coeur et l’avoir vu des dizaines de fois, je pleure à chaque fois…

Forrest ce grand naïf parti avec des points de retard dans la vie et qui malgré tout vivra des choses incroyables.
Si vous ne l’avez pas encore vu, attendez! Il repassera bien à la télé prochainement. Ou alors vous pouvez le trouver ici.

 

15 décembre

Le discours de Charlie Chaplin dans “le Dictateur”

Ce discours est d’une telle modernité que ça en deviendrait presque effrayant…

14 décembre

Un livre : “Ces femmes qui détruisent… les femmes

de

MARTHE SAINT-LAURENT

Comment les femmes ont tendances à se nuire au lieu de s’entraider. Un livre qui parlera à nombre d’entre vous, je le sais, et qui suite à “l’affaire Sananas” nous montre que c’est un phénomène ancien et qui n’est pas prêt de s’arrêter.
Comprendre pourquoi on le fait, c’est déjà un bon début : compétition darwinienne ? Parce qu’on se sent en danger avec l’arrivée d’une femme plus jolie, plus jeune, plus intelligente et  qui pourrait potentiellement nous voler notre partenaire, notre travail etc. Ou  suradaptation liée au milieu par une reproduction des modèles dont on souffre, à savoir la domination masculine. Dominée devenue dominante dominera à son tour les dominés?
Bref, je me permets une foi de plus de conclure avec une citation de Wilde que je me répète à loisir : “Dire du mal des autres est une façon malhonnête de se flatter”. Si on a besoin de se rassurer c’est que quelque chose cloche dans nos vies.
Soyons solidaires mes amies parce qu’on le vaut bien 😉 #okjesors

 

13 décembre

Quelques citations sur la jeunesse!

Trouver que la génération qui nous suit est  en perdition, ne date pas d’aujourd’hui…

 

« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.  »

Socrate

 

” Notre jeunesse est mal élevée. Elle se moque de l’autorité et n’a aucune
espèce de respect pour les anciens.
Nos enfants d’aujourd’hui ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans
une pièce. Ils répondent a leurs parents et bavardent au lieu de
travailler. Ils sont tout simplement mauvais.”

 Socrate encore

 

” Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays, si la jeunesse
d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est
insupportable, sans retenue, simplement terrible”

Hésiode(720 avantJ.C)

” Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus
leurs parents. La fin du monde ne peut pas être loin”

Prêtre Égyptien ( environ 2000 avantJ.C)

Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes gens sont
malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse
d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui seront incapables de maintenir notre
culture”

Poterie d’argile dans les ruines de Babylone -3000 ans.

 

 

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire leurs enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte des paroles des pères,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves, et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au dessus d’eux, l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

Platon, dans “la République”
 

« Nous donnons à des élèves, de moins en moins aptes à le recevoir, un enseignement de moins en moins propre à leur être communiqué. Nous avons aujourd’hui des élèves dont le plus grand nombre nous arrive de leurs familles mal préparés à étudier de manière littéraire la langue et la littérature française».

 Gustave LANSON , dans “La crise des méthodes dans l’enseignement du français”, conférence au Musée pédagogique en 1909 :

Intéressant? Non?

 

 

12 décembre

Une série : POLDARK

Rien à voir avec les séries que j’aime d’habitude c’est à dire fantastiques et avec des vampires dedans. Non là on se retrouve en Cornouailles vers la fin du 18ème siècle, une série en costume avec des histoires d’amour dedans.
Mon côté midinette, que voulez-vous!
Et puis, peut-on s’attarder deux minutes sur Aidan Turner qui incarne un Ross Poldark ultra hot?

Graou! Je vous la mets en gros, faut pas gâcher!

Mon Dieu mais vous savez que cette série me donnerait presque envie de sortir de ma rue et de voyager pour aller voir en vrai ces paysages là grandioses, sauvages mais je m’égare!
La série est disponible sur Netflix.

11 décembre

Une chanson : “si j’étais né en 17 à Leidenstadt” de J.J Goldman

Tout le monde la connait cette chanson!

Il n’empêche qu’en quelques mots, Goldman, le philosophe (oui il l’est à bien des égards), a réussi à traduire toutes les circonstances qui ont conduit à la seconde guerre mondiale et à tous les conflits stupides des hommes ces dernières décennies.

Quelques paroles qui permettent de s’interroger : “aurais-je été de ces improbables consciences”  “serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau”

Je dédie ce jour à mon grand-père, Waldemar, qui en avait dans le ventre et avait l’âme d’un brave ainsi qu’à ma grand-mère Franziska courageuse et digne toute sa vie …

10 décembre

Un livre : “l’euphorie perpétuelle” de Pascal Bruckner

Voilà ce qui est écrit sur la 4ème de couverture:
“Un nouveau stupéfiant collectif envahit les sociétés occidentales : le culte du bonheur. Soyez heureux! Terrible commandement auquel il est d’autant plus difficile de se soustraire qu’il prétend faire notre bien. (…) Notre époque raconte une étrange fable : celle d’une société vouée à l’hédonisme (…)”
Je me réfère souvent à ce livre depuis que je suis sur les réseaux sociaux, histoire de remettre le choses en perspective et de ne pas oublier que tout ceci n’est qu’une vaste farce…
Vous pouvez trouver ce livre en médiathèque ou ici.

09 décembre

Un poème : “Invictus” de William Ernest Henley (1843-1903)

C’est un poème très connu et c’est l’un de mes préféré. C’était aussi celui de Nelson Mandela.

Il m’arrive de me le répéter lorsque les circonstances peuvent devenir difficiles…

Dans les ténèbres qui m’enserrent
Noires comme un puit où l’on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu’ils soient
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances
Je n’ai ni gémi, ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l’ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.

 

08 décembre

“Le cabaret des illusions perdues” des Castafiore Bazooka

(Musique)

J’espère ne pas avoir trop plombé l’ambiance hier 🙂 Mais décider d’être léger, ce n’est pas porter des oeillères, c’est décider que malgré toute la gravité de ce monde, on essaiera de l’être. Je reviens donc aujourd’hui à un peu plus de légèreté avec un album de musique que j’ai écouté en boucle pendant des années.

Les Castafiore bazooka c’est un groupe composé de femmes et fondé par Elisabeth Wiener.

J’aime tout dans cet album : les voix, le côté barré, le côté joyeux, le côté on n’a jamais entendu ça avant, ni après, le rythme,  TOUT!

J’espère que vous apprécierez vous aussi!

07 décembre

Denis Mukwege : “l’homme qui répare les femmes”

 

Il est des jours comme aujourd’hui où je m’interroge particulièrement sur le sens de ce monde. Johnny Hallyday est mort et à moins que vous ne viviez dans une yourte au fin fond de la Creuse sans télé, ni wifi vous n’avez pas pu passer à côté de l’info qui tourne en boucle sur les radios et les chaines de télé. A croire que le monde entier s’est arrêté de respirer, qu’il ne s’y passe rien d’autre.  Alors d’accord,  pour certains lui dire adieu, c’est dire adieu à leur enfance, à des souvenirs. M’enfin il chantait des chansons, il n’a pas trouvé le remède contre le SIDA ou oeuvré pour laisser un monde en paix derrière lui. Les hommages certes, les honneurs je trouve cela un peu excessif.

D’autant qu’aujourd’hui je veux vous parler d’un Homme qui lui répare ce que d’autres détruisent. Un Homme qui fait ça plutôt dans l’ombre, au péril  de sa vie souvent.  Je vous parle aujourd’hui du Docteur Denis Mukwege, un militant des droits humains et des droits des femmes en particulier.

 

J’ai appris l’existence du docteur Mukwege avec un film qui m’a bouleversée et qui expliquait comment il  réparait les sévices et les mutilations sexuels que les femmes subissent au Congo. Le viol comme arme de guerre, c’est ce que vivent les congolaises, des viols collectifs, souvent avec objets contondants, s’en suivent parfois des  avortements à mains nues, des utérus et seins sectionnés… Outre le traumatisme psychologique et les séquelles physiques (des plaies purulentes, des incontinences, une stérilité) la femme violée est une pestiférée condamnée à l’isolement et donc à la misère. Le viol en Afrique est une mort sociale…

Ca se passe de nos jours et on en parle assez peu. Alors parce que je suis femme, je pense à mes consoeurs en Afrique ou ailleurs qui ne bénéficient pas des mêmes chances, ni des mêmes droits. Je n’y peux rien, malheureusement. Je n’ai pas de compétences pour changer ces choses là, c’est pourquoi je voue une admiration sans limite au docteur Mukwege qui lui peut et fait.

Denis Mukwege  a réparé plus de 40 000 femmes et petites filles….

Vous pouvez vous procurer le  film en en faisant la demande  ici. Ce sera toujours plus utile qu’un CD de Johnny…

 

 

 

06 décembre

Une série : MINDHUNTER

 

J’ai adoré cette série que j’ai regardée d’une traite. Elle parle de la naissance du profilage criminel et tout y est épatant : les acteurs bien sûr, mention spéciale à Cameron Britton qui joue un Ed Kemper à vous glacer le sang et bien sûr  Jonathan Groff plus qu’excellent en agent du FBI intuitif et tenace.

 

 

Les décors ne sont pas en reste, on se retrouve immergé avec plaisir dans l’Amérique de la fin des années 70.

 

Quant à la réalisation, elle est tout simplement magistrale. La série est produite par David Fincher, qui a réalisé les deux premiers épisodes, s’il fallait en rajouter pour vous convaincre de jeter un oeil à cette série 🙂

 Vous pouvez la retrouver sur Netflix

 

 

 

05 décembre

Marie-Paule Deville-Chabrolle, sculpteur

Une artiste chère à mon coeur. Une femme qui sculpte des femmes. Tout en poésie et en délicatesse. Je connais Marie, la femme, qui fut une bulle de douceur dans des moments compliqués de ma vie.

 

 

Le banc de notre enfance

 

Elle fut celle qui sculpta le buste de Marianne en 1999,

avec pour modèle Laetitia Casta

 

Héloïse, buste en bronze

 

Marie dessine aussi… Vous reconnaissez celle-là ?

Vous pouvez suivre sa vie d’artiste sur son journal d’atelier,

voir ses oeuvres en galerie ou bien ici, et même la suivre sur Instagram

 

04 décembre

 Un texte de Robert Lamoureux, Eloge de la fatigue.

C’est lundi, ça motivera tout le monde 🙂

 
Vous me dites, Monsieur, que j’ai mauvaise mine,
Qu’avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l’on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.
Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m’en flatte.
J’ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m’endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m’en soucie pas.
Ou quand je m’en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n’est qu’une vantardise.
On n’est jamais aussi fatigué qu’on le croit !
Et quand cela serait, n’en a-t-on pas le droit ?
Je ne vous parle pas des sombres lassitudes
qu’on a lorsque le corps harassé d’habitudes
n’a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon…
Lorsqu’on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre…
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l’oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l’aspect d’un vivant moribond…
Mais se sentir plier sous le poids formidable
des vies dont un beau jour on s’est fait responsable,
Savoir qu’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain,
Savoir qu’on est le chef, savoir qu’on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s’en user le coeur…
Cette fatigue-là, Monsieur, c’est du bonheur.
Et sûr qu’à chaque pas, à chaque assaut qu’on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu’on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d’être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d’autres creux il passe inaperçu.
La fatigue, Monsieur, c’est un prix toujours juste,
C’est le prix d’une journée d’efforts et de luttes.
C’est le prix d’un labeur, d’un mur ou d’un exploit,
Non pas le prix qu’on paie, mais celui qu’on reçoit.
C’est le prix d’un travail, d’une journée remplie,
C’est la preuve, Monsieur, qu’on marche avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J’écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.
Et vous me conseillez d’aller me reposer !
Mais si j’acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j’abandonnais à votre douce intrigue…
Mais je mourrais, Monsieur, tristement… de fatigue.

 

 

 

03 décembre

Une citation de Ralph Waldo Emerson (1803-1882)

“Rire souvent et sans restriction ;
s’attirer le respect des gens intelligents et l’affection des enfants ;
tirer profit des critiques de bonne foi et supporter les trahisons des amis supposés ;
apprécier la beauté ; voir chez les autres ce qu’ils ont de meilleur ;
laisser derrière soi quelque chose de bon, un enfant en bonne santé,
un coin de jardin ou une société en progrès ;
savoir qu’un être au moins respire mieux parce que vous êtes passé en ce monde ;
voilà ce que j’appelle réussir sa vie.”

 

 

02 décembre

Un magnifique court-métrage : CARGO

(Ne vous arrêtez pas aux zombies! Ils ne sont qu’un prétexte pour aborder le thème de la parentalité et de ce que l’on est capable de faire pour ses enfants jusqu’au bout. Préparez quand même les mouchoirs)

 

 

 

01 décembre

Une fable de Jean de La Fontaine dont l’intemporalité et  la résonance à l’heure des réseaux sociaux est intrigante

 

Le Meunier, son Fils, et l’Ane

 

L’invention des Arts étant un droit d’aînesse,
Nous devons l’Apologue à l’ancienne Grèce.
Mais ce champ ne se peut tellement moissonner
Que les derniers venus n’y trouvent à glaner.
La feinte est un pays plein de terres désertes.
Tous les jours nos Auteurs y font des découvertes.
Je t’en veux dire un trait assez bien inventé ;
Autrefois à Racan Malherbe l’a conté.
Ces deux rivaux d’Horace, héritiers de sa Lyre,
Disciples d’Apollon, nos Maîtres, pour mieux dire,
Se rencontrant un jour tout seuls et sans témoins
(Comme ils se confiaient leurs pensers et leurs soins),
Racan commence ainsi : Dites-moi, je vous prie,
Vous qui devez savoir les choses de la vie,
Qui par tous ses degrés avez déjà passé,
Et que rien ne doit fuir en cet âge avancé,
A quoi me résoudrai-je ? Il est temps que j’y pense.
Vous connaissez mon bien, mon talent, ma naissance.
Dois-je dans la Province établir mon séjour,
Prendre emploi dans l’Armée, ou bien charge à la Cour ?
Tout au monde est mêlé d’amertume et de charmes.
La guerre a ses douceurs, l’Hymen a ses alarmes.
Si je suivais mon goût, je saurais où buter ;
Mais j’ai les miens, la cour, le peuple à contenter.
Malherbe là-dessus : Contenter tout le monde !
Ecoutez ce récit avant que je réponde.
J’ai lu dans quelque endroit qu’un Meunier et son fils
L’un vieillard, l’autre enfant, non pas des plus petits,
Mais garçon de quinze ans, si j’ai bonne mémoire,
Allaient vendre leur Ane, un certain jour de foire.
Afin qu’il fût plus frais et de meilleur débit,
On lui lia les pieds, on vous le suspendit ;
Puis cet homme et son fils le portent comme un lustre.
Pauvres gens, idiots, couple ignorant et rustre.
Le premier qui les vit de rire s’éclata.
Quelle farce, dit-il, vont jouer ces gens-là ?
Le plus âne des trois n’est pas celui qu’on pense.
Le Meunier à ces mots connaît son ignorance ;
Il met sur pieds sa bête, et la fait détaler.
L’Ane, qui goûtait fort l’autre façon d’aller,
Se plaint en son patois. Le Meunier n’en a cure.
Il fait monter son fils, il suit, et d’aventure
Passent trois bons Marchands. Cet objet leur déplut.
Le plus vieux au garçon s’écria tant qu’il put :
Oh là ! oh ! descendez, que l’on ne vous le dise,
Jeune homme, qui menez Laquais à barbe grise.
C’était à vous de suivre, au vieillard de monter.
– Messieurs, dit le Meunier, il vous faut contenter.
L’enfant met pied à terre, et puis le vieillard monte,
Quand trois filles passant, l’une dit : C’est grand’honte
Qu’il faille voir ainsi clocher ce jeune fils,
Tandis que ce nigaud, comme un Evêque assis,
Fait le veau sur son Ane, et pense être bien sage.
– Il n’est, dit le Meunier, plus de Veaux à mon âge :
Passez votre chemin, la fille, et m’en croyez.
Après maints quolibets coup sur coup renvoyés,
L’homme crut avoir tort, et mit son fils en croupe.
Au bout de trente pas, une troisième troupe
Trouve encore à gloser. L’un dit : Ces gens sont fous,
Le Baudet n’en peut plus ; il mourra sous leurs coups.
Hé quoi ! charger ainsi cette pauvre bourrique !
N’ont-ils point de pitié de leur vieux domestique ?
Sans doute qu’à la Foire ils vont vendre sa peau.
– Parbleu, dit le Meunier, est bien fou du cerveau
Qui prétend contenter tout le monde et son père.
Essayons toutefois, si par quelque manière
Nous en viendrons à bout. Ils descendent tous deux.
L’Ane, se prélassant, marche seul devant eux.
Un quidam les rencontre, et dit : Est-ce la mode
Que Baudet aille à l’aise, et Meunier s’incommode ?
Qui de l’âne ou du maître est fait pour se lasser ?
Je conseille à ces gens de le faire enchâsser.
Ils usent leurs souliers, et conservent leur Ane.
Nicolas au rebours, car, quand il va voir Jeanne,
Il monte sur sa bête ; et la chanson le dit.
Beau trio de Baudets ! Le Meunier repartit :
Je suis Ane, il est vrai, j’en conviens, je l’avoue ;
Mais que dorénavant on me blâme, on me loue ;
Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien ;
J’en veux faire à ma tête. Il le fit, et fit bien.
Quant à vous, suivez Mars, ou l’Amour, ou le Prince
Allez, venez, courez ; demeurez en Province ;
Prenez femme, Abbaye, Emploi, Gouvernement :
Les gens en parleront, n’en doutez nullement.

 

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